Voici une liste d’éléments de réponse faces aux interrogations et enjeux de la mobilité électrique, et aux quelques idées reçus sur la voiture électrique. Vous serez peut-être intéressés d’en discuter et échanger en commentaire sur les points suivants. N’hésitez pas à nous faire partager votre avis.

1 – La production d’électricité pollue, donc la voiture électrique polluera autant que la voiture thermique : faux !

Une analyse des émissions de CO2 du puits à la roue démontre que le mix énergétique de chaque pays permet à la voiture électrique d’être moins polluante que sa concurrente thermique. Par ailleurs, la voiture électrique permet de rejeter la pollution hors des villes et de la concentrer au niveau des sites de production d’énergie, là où elle peut être captée et traitée. En lire plus sur la Voiture Electrique et l’environnement : http://www.voiture-electrique-populaire.fr/enjeux/energie/environnement

2 – La voiture hybride présente les mêmes avantages que la voiture électrique, mais moins d’inconvénients : non !

On parle souvent de la voiture hybride comme étant une évolution plus écologique de la voiture thermique, voir une voie de transition simple vers la voiture électrique. C’est vrai, les voitures hybrides sont plus propres à l’usage que les voitures thermiques et ne présentent pas la problématique de l’autonomie. Il existe d’ailleurs différents niveaux d’hybridation, à prédominance thermique, comme les Prius actuelles, ou électrique : les hybrides plug’in rechargeables. Pourtant, les voitures hybrides ont un inconvénient : elles comportent deux moteurs. Cela induit un surcoût par rapport à un véhicule ne contenant qu’une des deux technologies. Le véhicule hybride n’est donc pas une alternative populaire ! L’architecture des véhicule reste inchangé et il y a aussi plus de masse à déplacer, ce qui demande plus d’énergie et donc de carburant. C’est pour ces raisons que beaucoup souhaitent une véritable révolution totalement électrique de l’automobile : http://www.voiture-electrique-populaire.fr/enjeux/vehicules-ecologiques/voiture-hybride

3 – Il faudra construire plus de centrales nucléaires pour alimenter les voitures électriques : pas nécessairement !

Le déploiement d’un réseau de voitures électriques peut au contraire permettre de diminuer le nombre de sites de production d’énergie. En effet, il faut prendre en compte la temporalité de la consommation d’électricité : la voiture électrique se charge pendant les heures creuses. Par ailleurs, connecter des batteries au réseau électrique peut aider à réguler la consommation d’énergie et à lisser les pointes de consommations pour lesquelles il faut allumer les centrales thermiques, voir importer de l’énergie. La voiture électrique peut ainsi aider à optimiser et réduire les investissements dans les centrales de production d’énergie !

En lire plus sur l’énergie de la Voiture Electrique : http://www.voiture-electrique-populaire.fr/enjeux/energie/production

4 – D’autres technologies présentent des potentiels de progression importants : à discuter !

On évoque souvent d’autres technologies pour la propulsion des véhicules individuels : hydrogène, biocarburants, air comprimé, … qu’en est-il vraiment ?

Les biocarburants émettent beaucoup de carbone pour leur production et lors de leur combustion. Ils empiètent également sur des terres cultivables pour l’alimentation des populations. La pile à combustible requiert énormément d’énergie pour produire de l’hydrogène, et un réseau de distribution complexe et couteux. Enfin, la voiture à air comprimée est aussi une voiture électrique où l’énergie est stockée dans un réservoir grâce à un compresseur ! Mais les applications ne sont pas encourageantes. La voiture électrique ressort donc comme l’une des technologies les plus sobres en énergie pour l’automobile

Pour creuser le sujet : http://www.voiture-electrique-populaire.fr/enjeux/vehicules-ecologiques/voiture-hybride

5 – Les voitures électriques coutent trop cher : pas vraiment !

On reproche aux voitures électriques d’être trop cher, notamment en raison de leurs couteuses batteries. En réalité, pour comparer à la voiture thermique, il convient de ne pas intégrer le cout de la batterie à l’achat, mais à l’usage : la batterie fait partie du système énergétique et doit être amorti à l’usage, comme l’essence des voitures thermiques. Dans les faits, la voiture électrique est moins chère à l’achat car elle utilise une technologie simple à la place d’un moteur thermique très sophistiqué. A l’usage, il convient d’intégrer en plus du cout de l’électricité le loyer fixe de location de la batterie. L’avantage économique de la voiture électrique dépend donc exclusivement du nombre de kilomètres effectués. Une voiture qui roule beaucoup amortira facilement le loyer fixe de la batterie grâce au cout de l’énergie avantageux.

Pour mieux comprendre, consultez l’infographie : http://www.voiture-electrique-populaire.fr/enjeux/economie

6 – La voiture électrique n’est viable que grâce aux subventions : pas du tout !

Effectivement, de nombreux états prévoient des subventions pour lancer les voitures électriques. En France, les 5000€ d’aide correspondent globalement à un abandon de TVA et taxes sur les véhicules verts. Les premières voitures nécessitent des investissements important pour le développement, l’industrialisation et la commercialisation que les constructeurs doivent amortir sur des petites séries. Ils se couvrent également sur le risque pris pour innover. Pourtant, la voiture électrique coute à terme moins cher à produire qu’une voiture thermique car sa technologie est bien plus simple. Par ailleurs, il y a un retour partiel sur les subventions consenties par la collectivité : le « cout social » de la voiture électrique est moindre que la voiture thermique, notamment pour la santé publique, le cout de la pollution et du bruit.

Pour en savoir plus sur les détails de l’analyse : http://www.voiture-electrique-populaire.fr/enjeux/economie/cout-achat

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